Une philosophie de vie si rare à l’école

Parce qu’il n’y a pas que des bêtise sur ce blog, parce que je suis aussi une Maman, parce que je suis une convaincue de l’éducation respectueuse et non violente (même si j’ai beaucoup de loupés !), parce que j’ai la chance de connaitre une maîtresse d’école absolument formidable  comme il en existe peu, parce qu’elle représente la bienveillance à l’état brut à mes yeux, parce que c’est si rare d’entendre et lire ca, parce que j’espère qu’un jour ce sera normal et plus exceptionnel, parce que ses mots me touchent et qu’il fallait que je les partage :

A., maîtresse d’école, commente une publication dans laquelle il est question des étiquettes que l’on pose sur les enfants, dès le plus jeune âge :

« Ca me rappelle un élève que j’ai eu il y a quelques années. Quand il est entré dans ma classe, il était un petit « rebelle », un « caïd » qui n’avait peur de rien et surtout pas de l’adulte. Un enfant qui avait déjà son étiquette sur le dos alors qu’il n’était encore qu’en maternelle. J’ai décidé, non pas de le « mater », mais de prendre le contrepied et de lui montrer le positif qu’il y avait en lui. Ca a été un travail harassant, un travail de longue haleine, qui m’a demandé de l’énergie et de la patience chaque jour, mais je savais ce que je voulais, je savais où j’allais. Je savais combien une étiquette que l’on te colle dès le plus jeune âge peut décider de la façon dont tu te sentiras quand tu seras adulte, et combien il était urgent de décoller son étiquette à lui. Je n’ai pas abandonné. J’étais sûre que c’était la bonne voie. Et ça a payé. Il a changé. Il a vraiment changé. Je me souviens avoir pleuré, à la fin de l’année, quand son père m’a remerciée, m’a dit que, depuis qu’il était entré à l’école, j’étais la première personne à lui dire du bien de son fils, et que cette année-là, il avait vraiment évolué en bien. ❤ Il est resté ma base, ma référence, ma preuve absolue que le regard que l’on porte sur un enfant est primordial. Qu’il faut absolument se défaire des étiquettes qu’il porte déjà par dizaines sur son dos, et le regarder d’un oeil neuf. Il est resté celui qui m’a fait décider que, pour chaque enfant qui entre dans ma classe, je décide d’oublier tout ce que j’ai entendu à son sujet, et de me dire, tout simplement : cet enfant est une merveille. Je n’y arrive pas toujours, je ne suis pas un robot, mais j’essaie. J’essaie au maximum. Parce que ce n’est pas la violence qui fait les adultes pacifiques de demain (et quand je parle de violence, je pense principalement à la violence éducative ordinaire, que tout le monde pense inoffensive et qui pourtant fait des ravages). »

Merci A., pour tes mots si justes, pour ta vision du monde, des enfants, des autres en général, pour ta gentillesse, ta générosité, ta bienveillance… Tu as grandement contribué à mes découvertes éducatives, à réfléchir à ce que je voulais pour mes filles, à être une meilleure Maman, une meilleure personne. Tu es mon Bouddha coeur

Notre planète aurait besoin de quelques milliards de personnes comme toi !

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