De la haine au bonheur

La haine est un sentiment qui m’est assez étranger. Je ne me souviens pas avoir jamais haït quelqu’un. Il y a de nombreuses personnes que je n’apprécie pas, mais pas au point de les haïr, de leur souhaiter du mal.

J’évite simplement les gens que je n’aime pas. Si je n’ai pas le choix, ça se tient au strict minimum : la politesse « bonjour – merci – au revoir ». Ils ne font pas partie de ma vie. Je ne partage rien avec eux. En dehors de ces rencontres fugaces, ils n’existent pas vraiment dans mon quotidien.

Si je suis en colère, j’ai l’insulte facile. Mais la colère retombe plutôt rapidement. Et, je l’avoue, j’insulte par derrière. Jamais en face. Non pas parce que je suis fourbe. Parce que je me contiens malgré tout. En tout cas j’essaye au maximum. Je pense sincèrement que ça n’est d’aucune utilité, que ça empire les choses, que la personne n’a pas à se faire insulter parce que je n’arrive pas à gérer mes émotions. L’inverse est vrai aussi : eux n’ont pas à m’insulter. On est encore des êtres humains doués d’intelligence, a priori, on est capable de se maîtriser.

J’arrive, heureusement, à respecter un minimum les personnes que je n’apprécie pas ! Quelques soient les raisons pour lesquelles on ne s’aime pas, ils ont eux aussi des vies, des émotions, des sentiments. Mais surtout des histoires, des douleurs, des accidents de vie, qui leur appartiennent, et qui nous ont amené à avoir des affects discidents.

Je ne suis pas rancunière. Raison pour laquelle je ne parviens pas à détester qui que ce soit. Ca ne signifie pas que j’efface tout. Mais des excuses, des explications, de la communication, et on repart sur de bonnes bases.

Il y a des anciens proches qui ne font plus partie de nos vies depuis plusieurs années. Quand des gens nous font plus de mal que de bien, il est temps de prendre des chemins séparés, de se dire adieu. C’est un choix. Difficile, certes, mais bénéfique.

Parce que le temps et la réflexion font leur effet. Parce qu’ils deviennent des inconnus. Parce que la colère et la rancœur disparaissent. Parce qu’ils appartiennent au passé.

Il se s’agit pas de juger, de désigner un coupable, de se victimiser.

C’est simplement admettre qu’on est à un stade de sa vie où il n’est plus possible de supporter certaines relations, devenues toxiques.

Il se peut que ce soit des opinions divergentes, des caractères incompatibles, des principes de vie trop différents, des confrontations d’histoires communes douloureuses.

Je ne souhaite pas de mal aux autres. J’ai parfois ce genre de pensées, sous le coup de la colère, qui ne durent heureusement pas. Que je ne pense pas.

La méchanceté est un défaut proche du sentiment de haine, à mes yeux. Ils s’attirent. Ils peuvent se détacher, toutefois. On peut être méchant sans éprouver de haine. La méchanceté gratuite, qui est une réponse intérieure à nos sentiments négatifs enfouis : la projection sur autrui. Il est plus difficile de haïr sans faire preuve de méchanceté. On peut facilement trouver des exemples autour de nous.

Je pense qu’on a tous une sorte de « karma ». Fais le bien autour de toi, et tu en verras les bénéfices. Projette le négatif et il continuera de te poursuivre. C’est aussi simple que ça.

Etre haineux ne peut rien résoudre, ça ne fait que ressortir le mauvais qui nous habite. La haine projette des ondes négatives, elle éloigne le bonheur, elle fait fuir la chance.

Il n’est jamais trop tard pour prendre ce chemin : choisir le bon, le positif, le bien, le bonheur. Il est semé d’embûches et de sentiers de traverses qui voudraient nous faire divaguer ailleurs… Mais il faut garder le cap.

Ce choix signifie aussi, parfois, fermer les yeux, ignorer, pour rester concentré sur sa route.

Alors, à toutes les personnes qui éprouvent colère et haine, à tous ces gens qui n’ont pas leur place dans mon coeur : je vous souhaite le meilleur. Je suis persuadée que lorsque le bonheur fera partie intégrante de vos vies, notre but ultime à tous, elle sera plus belle, plus simple, plus facile.

En attendant, on continuera de s’ignorer, ou d’être simplement poli. Peut-être qu’il n’y aura jamais de solutions. Peut-être que le bonheur nous fera simplement marcher loin les uns des autres, mais en paix.

 

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Une réflexion sur “De la haine au bonheur

  1. Maman BCBG dit :

    J’aime bien ta réflexion.
    Pas obligé de s’aimer mais le devoir de bien se comporter pour que tout le monde puisse vivre dans une atmosphère respirable. Même si dans certains cas bien se comporter ça revient à pas se fréquenter.

    Ne pas ressasser surtout car ça empêche d’avancer.
    J’ai une ancienne collègue de travail qui a pris la mouche sur une remarque que je lui faisais (Je la formais a l’époque sur mon poste donc ma remarque et mes conseils étaient plutôt bienveillants et justifiés à mon sens)
    C’était il y a 3 ans.
    Elle ne me répond toujours pas quand je lui dis bonjour lorsque je la croise.

    Bref finalement elle reste bloquée mais je pense que c’est plus elle qu’elle pénalise a ressasser ça que moi en ne me répondant pas…

    Ça me dépasse mais ma foi…

    Aimé par 1 personne

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