Salariée ou entrepreneur… mon choix est fait

Il y a quelques semaines, j’ai reçu une proposition d’emploi qui – a priori – entrait tout à fait dans mon domaine de compétences. Un CDI de 35H, un salaire décent, des horaires de bureau, des congés payés, la sécurité de l’emploi, une mutuelle d’entreprise…

Je n’ai même pas répondu. Bien que l’offre soit tentante à plusieurs points de vue, il était hors de question de changer de vie pour re-devenir salariée !

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Ces deux dernières années, depuis que je suis créatrice et entrepreneuse à temps plein, j’ai beaucoup évolué et ma vision de la vie – du travail, a changé.

Parce que je fais ce que j’aime. Parce que je n’ai qu’une seule vie. Parce que je refuse de passer un tiers de mon existence dans un emploi (certes stable !) qui ne m’apporte aucunes richesses personnelles, qui ne m’épanouit pas, qui ne me rend pas heureuse. Parce que j’aspire à mieux, tout simplement, qu’entrer dans un moule qui me dicte ce que je dois faire et comment je dois le faire.

Depuis 2 ans, j’ai compris que le but de ma vie était le bonheur. Mon activité professionnelle contribue à ce bonheur. Tous les bénéfices retirés sont incomparables à un boulot salarié :

  • Je suis présente pour mes enfants, à toute heure du jour et de la nuit. Ca n’a pas de prix. Même si je n’avais aucun souci pour les faire garder par une assistante maternelle lorsque je travaillais, même si j’étais à mi temps, je réalise que je peux faire beaucoup plus de choses avec et pour elles. Je ne rate rien, et en même temps, leur présence ne m’empêche pas de travailler – je les fais même participer ! J’ai la chance d’avoir 2 poulettes de 5 et 7 ans, qui sont aujourd’hui autonomes (ce qui n’était pas forcément le cas il y a 2-3 ans !) et comprennent la nécessité mais aussi le plaisir de travailler. Alors, même si, certains jours, elles ont plus besoin d’attention que d’autres, si parfois elles sont malades, je suis plus qu’heureuse de pouvoir faire ce que j’aime tout en étant avec elles.

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  • JE. GERE. TOUT. Je n’ai pas un emploi, j’en ai plusieurs. Parce que travailler pour soi signifie jongler entre différentes casquettes et être riche d’une pluralité de compétences. Je crée, je m’amuse. Je cherche des idées et des inspirations. Je suis les tendances de mon domaine. Je m’occupe des réseaux sociaux et de la communication. J’informe et réponds aux interrogations de mes clients. Je suis un service après-vente. Je suis une apprentie photographe. Je suis préparatrice de commandes. Je suis une secrétaire administrative et une comptable. Je suis commerciale. Je gère les stocks et achats. Je recherche des boutiques, des partenaires, des évènements.

  • Je suis la seule responsable de mes succès / échecs. Si je réussis, je ne le dois qu’aux heures (que je ne compte pas), qu’à ma persévérance, qu’à ma motivation. Je suis fière ce que j’ai réussit à entreprendre, en partant de rien. Si un jour j’échoue, je sais que je n’aurais pas perdu mon temps et mon énergie, j’aurais appris des milliers de choses et en ressortirais plus riche que jamais. Je rebondirais et trouverais d’autres idées. Je sais que j’en suis capable. J’ai appris à me valoriser et à arrêter de me déprécier. Mon petit métier de créatrice m’a montré la voie de la confiance en soi.

 

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  • Le temps m’appartient. Je fais ce que je veux, quand je le veux, et comme je le veux. Si je n’ai aucune motivation et glande toute la journée du lundi, je peux. Si je veux travailler tout le weekend, je peux. Ce n’est pas une contrainte. Pas quand on aime réellement ce qu’on fait. Le temps n’a d’ailleurs plus la même valeur. Je vois les semaines et les mois défilés à un rythme de dingue, alors que tout ce qui comptait avant – avouons-le – c’était d’arriver au vendredi soir et de profiter du weekend ! Aujourd’hui, chaque jour a de la valeur. La semaine, bosser en tête à tête avec moi-même, au calme ou avec la musique à fond. Le mercredi et le weekend, avec ma famille, m’organisant comme je l’entends, tapotant sur l’ordinateur avec mes filles qui font de la pâte à modeler à côté. Chaque moment est devenu précieux – pas seulement la fin de semaine.

  • Je suis mon propre patron et n’ai de compte à rendre à personne. Je n’ai pas à me demander si prendre des initiatives sera bien vu ou mal perçu. Je n’ai pas à avoir l’autorisation de mon supérieur pour prendre une journée de congés ou partir plus tôt. Je n’ai pas à entendre ses reproches sur ma manière de travailler, et d’assister à un entretien annuel qui jugera mes compétences. Je n’ai pas à entrer en compétition et être comparée à mes collègues. Je n’ai pas à marcher sur des œufs pour quémander un avantage social. Je n’ai pas à passer 2H sur la route et m’expliquer sur mon retard de 10 minutes. Je n’ai pas à me vendre et faire bonne figure pour espérer une augmentation. Je suis libre. Cette liberté, je la savoure comme jamais.

 

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  • D’un point de vue personnel, et alors que – paradoxalement – je travaille bien plus qu’avant, je peux accomplir beaucoup plus de choses aussi. Cuisiner par exemple. Nous mangeons beaucoup mieux, plus de fait-maison. Réaliser de la lessive, des shampoings (même si nous sommes passés au no-poo depuis 2 mois et demi, je vous en reparlerais !), de la poudre à lave-vaisselle, du gel douche, du déo, du baume à lèvres, du vernis à ongles… Je suis plus présente et donc plus investie dans notre quotidien. Même si – je l’admets volontiers – le linge déborde toujours parce que c’est une chose dont j’ai horreur et j’attends toujours que la panière dégueule pour m’en occuper. On ne se refait pas !

  • J’ai appris à avoir une autre vision de l’argent. Alors que nous sommes propriétaires et avons 2 enfants, nous n’avons plus qu’un seul salaire fixe et stable – celui du Mâle Grincheux. Il est ouvrier, pas trader ou PDG, pour mettre les choses en perspective ! Certains mois, je ne gagne rien. Parce que j’achète du matériel, parce que j’investis, parce que c’est un mois mort (janvier et août par exemple) et que le montant de mes ventes n’est pas suffisant pour me dégager un salaire. Et ce n’est pas grave. Auparavant, ça m’aurait stressé et j’en aurais eu des sueurs froides. Aujourd’hui… non que ça me soit égal, mais c’est très différent. On paye le strict nécessaire – le crédit de la maison, les dépenses obligatoires comme l’électricité, l’eau, l’alimentaire… Et c’est suffisant. Quand on aime ce qu’on fait, en tout cas, ça l’est. Nos enfants ont à manger dans leurs assiettes, ils ne remarquent même pas la différence. Nos sorties et vacances ne nous coûtent pas grand-chose (vive Airbnb et la famille !). J’ai tout simplement appris que la simplicité et le bonheur n’étaient pas liés aux chiffres figurant sur mon compte en banque. J’ai appris que consommer ne nous apportait rien. J’ai appris qu’il y avait toujours des moyens de s’en sortir. J’ai appris que gagner moins m’avait rendu plus heureuse et plus épanouie que jamais.

 

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  • Les économies sont pourtant bien réelles et compensent la perte de revenus : plus de frais de garde (100E par mois avec les vacances scolaires), plus d’essence et d’assurance voiture (150E par mois) – alors que je faisais 120km par jour pour travailler. J’ai une assurance au kilomètre et j’en fais très peu, car nous allons à l’école à pieds ou en vélo. Mes déplacements se résument à la Poste et la banque à quelques kilomètres, la voiture de Monsieur servant pour tout le reste. Beaucoup moins de cantine, même si elles y vont 1 à 2 fois par semaine (42E au lieu de 84E par mois), je travaille mieux quand je n’ai pas à courir à 12H et 13H ! Notre maison neuve nous a également fait économiser énormément sur le chauffage : nous sommes passés de 1600E par an à 500E ! En l’espace de quelques mois, nous avons donc réduit nos frais courant de 4400E par an ! Ca compense bien 2-3 mois sans aucun salaire…

Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, je n’ai aucune envie de retrouver un emploi salarié et de retourner dans la vie active traditionnelle. J’ai une vie bien rangée, simple, et pourtant extraordinaire, grâce à ce « petit boulot » mais m’apporte énormément et qui présente des avantages indéniables.

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Il y a des hauts et des bas, comme tout le monde. Des jours de démotivation, de stress, de découragement, de craintes. Des jours où j’ai parfois envie de tout envoyer bouler et rester sous la couette. Mais ça ne dure jamais. Dire que tout est tout rose serait faux, ce n’est pas le cas.

Mon activité d’entrepreneuse est faite de petits bas mais surtout de très grands hauts.

6 réflexions sur “Salariée ou entrepreneur… mon choix est fait

  1. Anne-Laure dit :

    Hello!

    Très joli article, plein de passion! Dis moi, tu es entrepreneur dans quel domaine? Je ne sais pas si tu l’as déjà mentionné sur ton merveilleux blog…. mais en tous cas, je ne m’en souviens plus!

    Bonne continuation en tous cas!

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